Les traitements

Les traitements

Seul un médecin peut vous confirmer si, oui ou non, vous souffrez de psoriasis. Alors, si vous présentez les symptômes décrits à la page Les symptômes, prenez un rendez-vous avec votre médecin. Celui-ci pourra vous faire un examen physique puis effectuer éventuellement une biopsie de la zone cutanée touchée.
 
Si vous souffrez de psoriasis léger, vous pouvez maîtriser votre maladie sans médicament d’ordonnance en agissant sur les facteurs qui le déclenchent (ex. : le stress), en prenant régulièrement des bains, en appliquant un hydratant sur votre peau et en exposant votre peau au soleil pendant de courtes périodes.
 
Toutefois, si votre psoriasis est plus grave, de nombreux médicaments en vente libre ou délivrés sur ordonnance peuvent vous aider à atténuer vos symptômes.
 
Ces médicaments visent à maîtriser rapidement votre psoriasis, à réduire la surface de peau touchée par la maladie, à faire disparaître les lésions, à vous aider à conserver une belle peau, à prévenir une rechute et à améliorer votre qualité de vie.
 
Il peut s’agir de médicaments topiques que vous appliquez sur votre peau, de médicaments administrés par voie orale, d’un type de médicaments dits « biologiques » ou de photothérapie.
 
Un aperçu des différents types de traitement couramment utilisés pour soigner le psoriasis est présenté ci-dessous. Parlez-en avec votre médecin pour savoir quel traitement est susceptible de mieux vous convenir et pour connaître les bénéfices et les effets secondaires de chacun. Votre médecin peut vous recommander un médicament, vous prescrire une combinaison de traitements, les faire alterner ou les utiliser dans un ordre précis pour soigner votre peau. Après avoir fait l’essai d’une option, n’hésitez pas à discuter avec votre médecin d’un nouveau plan de traitement si celui que vous suivez actuellement ne donne pas les effets escomptés.
 
Pour tirer le maximum de votre traitement, prenez toujours vos médicaments selon les directives de votre médecin.
 

Les médicaments topiques

De 80 % à 90 % des personnes atteintes de psoriasis souffrent d’une forme légère ou modérée de la maladie, qui peut être soignée par des médicaments topiques — appliqués sur la peau — tels que des crèmes, des gels, des onguents, des solutions, des mousses, des rubans, des pulvérisations, des huiles, des shampooings et des lotions. On peut utiliser ces médicaments topiques seuls ou en association avec d’autres formes de traitements, telles que la photothérapie, le méthotrexate ou des médicaments biologiques.
 

Les corticostéroïdes topiques

Les corticostéroïdes sont des versions synthétiques d’hormones sécrétées par le corps humain. Ils représentent le type de traitement le plus prescrit pour soigner le psoriasis. En effet, les crèmes, lotions, mousses, gels, onguents et pulvérisations à base de corticostéroïdes sont les médicaments topiques qu’on prescrit le plus souvent pour traiter le psoriasis léger ou modéré. Lorsqu’ils sont appliqués sur la peau, ils réduisent l’inflammation sur la surface traitée, ce qui en fait des médicaments très bénéfiques pour certaines formes de psoriasis. Ils sont offerts en préparations dont le dosage est soit faible, élevé ou très élevé.
 
Généralement, les corticostéroïdes agissent rapidement, et l’on peut appliquer les préparations à faible dosage pratiquement partout sur le corps. Dans le cas d’un psoriasis léger ne présentant que quelques petites plaques, un médicament à faible dosage vendu sans ordonnance peut très bien faire l’affaire. Cependant, si les plaques sont couvertes de croûtes épaisses ou si elles sont très grandes, l’application de corticostéroïdes à dosage élevé peut être prescrite, seule ou en association avec d’autres traitements.
 
Si l’on utilise des corticostéroïdes pendant une longue période pour traiter une grande surface de peau, il se peut que le corps absorbe le médicament. On parle alors d’absorption systémique, qui peut éventuellement entraîner le développement du syndrome de Cushing, de cataractes, d’un glaucome et de l’ostéoporose. Il est donc important de suivre à la lettre les directives du médecin pour l’utilisation de crèmes ou de lotions à base de corticostéroïdes.
 
Les effets secondaires sont :
  • une peau mince et fragile sur laquelle apparaissent facilement des ecchymoses;
  • l’apparition de petits vaisseaux sanguins;
  • des bandes de peau mince et rouge qui se changent en lignes blanc argenté (vergetures);
  • l’infection de follicules pileux;
  • l’apparition de petites taches rouges ou pourpres;
  • une dermatite de contact (éruption cutanée);
  • une vulnérabilité aux infections;
  • l’apparition de poils.
 
Les corticostéroïdes topiques peuvent aggraver la rosacée, les éruptions cutanées autour de la bouche, le pied d’athlète et d’autres infections semblables. Généralement, on n’utilise les médicaments très puissants que pendant deux à quatre semaines à la fois pour limier les risques d’absorption systémique et l’apparition d’autres effets secondaires. Lorsque le psoriasis est disparu, on diminue graduellement l’utilisation des corticostéroïdes topiques avant de l’arrêter complètement pour réduire les risques de poussées par effet de rebond. Le développement éventuel d’une résistance aux corticostéroïdes topiques après un usage prolongé ne fait pas encore l’unanimité; les opinions sont encore très partagées sur ce sujet.
 

Les dérivés de la vitamine D3

Les dérivés de la vitamine D3, tels que le calcipotriol, sont offerts sous la forme de crèmes, d’onguents et de solutions pour soigner le psoriasis léger ou modéré. Ils permettent de réduire la corticothérapie, c’est-à-dire qu’ils permettent de réduire l’utilisation de corticostéroïdes topiques. On applique ces dérivés généralement une ou deux fois par jour pendant huit semaines. Lorsqu’ils sont associés à des corticostéroïdes topiques, les dérivés de la vitamine D3 sont plus efficaces chez les personnes atteintes de psoriasis en plaques que l’un ou l’autre de ces médicaments utilisés seuls.
 
Ils sont très efficaces, mais ils peuvent produire des effets secondaires chez 35 % des personnes qui les utilisent. Toutefois, ces effets secondaires diminuent souvent avec le temps.
 
Les effets secondaires dérivés de la vitamine D3 comprennent notamment la sensation de brûlure, des démangeaisons, la desquamation, la sécheresse de la peau et des éruptions cutanées. On ne devrait pas les utiliser sur la peau du visage. Chez les personnes qui en appliquent de grandes doses sur une grande partie de leur corps, les dérivés de la vitamine D3 peuvent causer l’augmentation du taux de calcium dans le sang. Celui-ci revient toutefois à la normale quand on arrête d’appliquer le médicament. Ces dérivés peuvent également causer une sensibilité à la lumière et provoquer une sensation de brûlure s’ils sont appliqués sur la peau juste avant une séance de photothérapie à rayons UVB.
 
L’onguent à base de calcitriol, qui est une forme active de la vitamine D, est actuellement offert sur le marché.
 

Les rétinoïdes topiques

Les rétinoïdes topiques sont efficaces pour le traitement du psoriasis léger ou modéré. Au Canada, on trouve au moins une sorte de rétinoïde topique, soit le tazarotène. Utilisé en association avec des corticostéroïdes topiques, le tazarotène peut prévenir l’amincissement de la peau, qui est un effet secondaire fréquent des corticostéroïdes.
 
L’association d’un rétinoïde topique avec la photothérapie à rayons UVB peut accroître les bénéfices de celle-ci et réduire le temps d’exposition aux rayons ultraviolets qui est habituellement nécessaire pour obtenir de bons résultats.
 
L’irritation de la peau sur les plaques de psoriasis ou autour de celles-ci est un effet secondaire fréquent des rétinoïdes topiques. On peut atténuer l’irritation en utilisant un hydratant, en appliquant le médicament tous les deux jours, en laissant le médicament en place pendant 30 à 60 minutes (traitement de court contact) ou en l’associant à un corticostéroïde topique.
 
On recommande aux femmes qui sont enceintes ou qui allaitent de ne pas utiliser les rétinoïdes topiques, car ils sont associés à des risques élevés de malformations chez le bébé.
 

Autres médicaments topiques

Les hydratants en vente libre (émollients) laissent un film sur la surface de la peau, formant ainsi une barrière qui permet de conserver l’hydratation des couches superficielles de la peau. Ces produits peuvent avoir un effet apaisant et permettre d’enlever les croûtes qui se forment sur les plaques de psoriasis. Ils peuvent également accroître l’efficacité des médicaments topiques. L’application d’un hydratant jusqu’à trois fois par jour constitue un traitement complémentaire pour soigner le psoriasis — utilisé seul, l’hydratant est incapable de maîtriser les poussées.
 
L’acide salicylique peut réduire la desquamation et, souvent, amollir les plaques rougeâtres de psoriasis. Il est, par ailleurs, fréquemment associé à d’autres médicaments topiques. On ne devrait pas appliquer d’acide salicylique sur plus de 20 % de la surface du corps. De plus, on ne devrait pas utiliser ce produit sur les enfants ou les personnes souffrant d’une maladie du rein ou du foie. L’acide salicylique peut réduire l’efficacité de la photothérapie aux rayons UVB et interagir avec certains médicaments administrés par voie orale.
 
L’anthraline est une crème jaunâtre utilisée essentiellement comme traitement de court contact (de 20 à 30 minutes) pour soigner le psoriasis léger ou modéré et le psoriasis du cuir chevelu, qui est difficile à traiter. Cependant, elle est rarement utilisée à cause de ses inconvénients et de son manque d’esthétisme. Elle n’est pas aussi efficace que les corticostéroïdes topiques d’ordonnance ou les dérivés de la vitamine D. L’anthraline peut tacher la peau, les vêtements et toute autre surface avec laquelle elle entre en contact. Elle peut également entraîner d’autres effets secondaires, notamment une irritation de la peau. Elle n’est plus commercialisée comme telle, mais elle peut être mélangée à un autre produit par le pharmacien.
 
Les préparations à base de goudron ne sont plus utilisées aussi souvent qu’avant pour traiter le psoriasis. Aujourd’hui, on les retrouve surtout dans les shampooings et les gels en vente libre pour soigner le psoriasis léger ou modéré. Étant donné que ces préparations ne sont pas standardisées, l’efficacité du goudron varie grandement d’un produit à l’autre. Par exemple, des études ont démontré qu’une lotion contenant 1 % de goudron est plus efficace qu’un extrait à 5 % de goudron. L’odeur des préparations à base de goudron et le fait qu’elles tachent et ne sont pas très esthétiques dissuadent les personnes atteintes de psoriasis de les utiliser. Elles peuvent provoquer des effets secondaires, notamment une photosensibilité aux rayons UVA, une dermatite de contact et l’infection de follicules pileux.
 
Par ailleurs, on dispose de peu de preuves scientifiques démontrant que les remèdes suivants sont efficaces pour traiter le psoriasis. Ces remèdes peuvent toutefois apporter un certain soulagement aux personnes souffrant de psoriasis léger.
 
Aloès
  • Il peut réduire les rougeurs, la desquamation, les démangeaisons et l’enflure.
  • On doit appliquer la crème plusieurs fois par jour pendant au moins un mois, voire plusieurs mois, avant que l’aspect de la peau s’améliore.
 
Huile de poisson
  • Les acides gras oméga-3 provenant de 3 g ou moins de suppléments d’huile de poisson pris quotidiennement peuvent améliorer l’état du psoriasis
 
Pyrithione de zinc
  • Il est offert sous forme de pulvérisation, de savon ou de solution pour traiter de petites plaques de psoriasis et le psoriasis du cuir chevelu.
  • Il peut réduire les démangeaisons, les rougeurs et la desquamation.
  • Chez certaines personnes, il peut faire disparaître les croûtes et les lésions de psoriasis.
 

Les traitements systémiques

Contrairement aux traitements topiques qui sont appliqués directement sur la peau, les traitements systémiques sont administrés par voie orale (sous forme de comprimé ou de liquide), par injection ou perfusion intraveineuse (goutte-à-goutte).
 

La cyclosporine

La cyclosporine est un médicament d’ordonnance qui supprime les réactions immunitaires. Elle a longtemps été considérée comme l’un des médicaments les plus efficaces pour traiter le psoriasis chez certaines personnes atteintes de la maladie. Toutefois, l’utilisation prolongée de ce médicament comporte des risques élevés de développer des maladies graves du rein ou du foie et d’autres affections, telles qu’un cancer des ganglions, de l’hypertension ou un cancer de la peau. C’est pourquoi l’utilisation de la cyclosporine est limitée à des traitements courts et ne devrait pas être prolongée au-delà d’un an, voire deux ans. Ce médicament interagit avec de nombreux médicaments. Il est donc important de mentionner à votre médecin tout médicament et supplément que vous prenez.
 
Les médecins prescrivent normalement la cyclosporine aux patients souffrant de graves poussées ou de psoriasis par effet de rebond après avoir arrêté d’autres traitements. Souvent, la cyclosporine permet d’éclaircir la peau rapidement.
 
La cyclosporine peut provoquer de nombreux effets secondaires, notamment des dommages au rein, des problèmes de foie, de l’hypertension, une pousse accrue de poils, des maux de tête, des risques accrus d’infection, des douleurs aux os ou aux muscles, des tremblements, de la fatigue, de la toux, un écoulement nasal, un essoufflement, des douleurs à l’estomac, de la nausée, des vomissements, de la diarrhée, une sensation d’engourdissement ou de picotement de la peau, un affaiblissement. De plus, les personnes à qui l’on prescrit ce médicament doivent subir des analyses sanguines régulièrement pour surveiller l’apparition éventuelle de troubles métaboliques, tels qu’une concentration trop élevée de magnésium ou d’acide urique dans le sang.
 

Le méthotrexate

Ce médicament traite depuis plus de 50 ans le psoriasis modéré ou grave. Le méthotrexate inhibe le système immunitaire — empêche le corps de s’attaquer lui-même — pour prévenir l’inflammation de la peau qui cause le psoriasis.
 
Bien qu’il soit efficace chez de nombreuses personnes, le méthotrexate comporte un risque accru d’infection parce qu’il inhibe l’activité du système immunitaire. Nombre de spécialistes recommandent aux personnes qui prennent ce médicament de prendre également des suppléments de folate pour éviter des troubles gastro-intestinaux et des problèmes de moelle osseuse.
 
Ce médicament ne convient pas à tout le monde. Les médecins ne le prescrivent pas aux femmes qui sont enceintes ou qui allaitent ni aux personnes qui sont aux prises avec des problèmes de reins ou du foie, une hépatite, une leucémie, l’alcoolisme ou qui sont connues pour ne pas prendre les médicaments qui leur sont prescrits.
 
Parmi les effets secondaires fréquents, on trouve la nausée, l’anorexie, les ulcérations buccales et la fatigue. Les effets secondaires graves du méthotrexate peuvent être problématiques pour le foie, les reins, les poumons et la moelle osseuse.
 
Les interactions médicamenteuses sont fréquentes. Le méthotrexate devient plus toxique lorsqu’on le prend en même temps que les :
  • anti-inflammatoires non stéroïdiens, comme l’ibuprofène, les salicylés, le naproxène, l’indométhacine et la phénylbutazone;
  • antibiotiques courants, notamment les pénicillines, les sulfonamides, le triméthoprime ou le sulfaméthoxazole, la minocycline et la ciprofloxacine;
  • diurétiques thiazidiques, les sulfonylurés, la phénytoïne, les barbituriques et le furosémide.
 
Les personnes qui prennent du méthotrexate doivent subir des analyses sanguines périodiquement pour surveiller l’apparition éventuelle de problèmes au foie ou d’autres effets secondaires.
 

Les rétinoïdes oraux

Les rétinoïdes oraux, comme l’acitrétine, sont dérivés de la vitamine A. On les réserve habituellement pour le traitement des formes graves du psoriasis qui couvrent plus de 10 % du corps ou qui causent une incapacité physique, occupationnelle ou psychologique. Ils sont particulièrement efficaces pour soigner le psoriasis sur la paume des mains ou la plante des pieds. Dans l’ensemble, ils ont tendance à être moins efficaces que le méthotrexate et la cyclosporine. Les rétinoïdes oraux sont souvent utilisés en association avec la photothérapie par rayons UVB ou UVA et les médicaments biologiques pour obtenir de meilleurs résultats.
 
Ces médicaments ralentissent la croissance des cellules cutanées, empêchent la peau d’enfler et le corps de s’attaquer lui-même.
 
L’utilisation à long terme des rétinoïdes oraux est sans danger. Ces médicaments sont souvent prescrits comme traitement d’entretien. Lorsqu’ils sont associés à d’autres médicaments, ils agissent en synergie, permettant ainsi l’utilisation de doses plus faibles de chaque médicament.
 
Des interactions médicamenteuses avec d’autres médicaments pour traiter le psoriasis — comme la cyclosporine — peuvent se produire. On doit notamment éviter de prendre des suppléments contenant de la vitamine A pour empêcher une surdose.
 
Les effets secondaires fréquents — comme la sécheresse oculaire, buccale ou nasale, les saignements de nez, la peau sèche, les lèvres enflées ou gercées, les ongles cassants, la perte de cheveux, la nausée, le mal d’estomac, les douleurs musculaires ou articulaires, les picotements, les démangeaisons, la sensation de brûlure ou de peau collante — apparaissent chez la plupart des personnes qui prennent un rétinoïde oral. Un effet secondaire moins courant consiste en une plaque de peau ressemblant à une forme de psoriasis instable.
 
Les rétinoïdes oraux ne doivent pas être pris par les femmes en âge de procréer à moins qu’elles utilisent un contraceptif fiable. Comme ces médicaments demeurent longtemps présents dans le corps, les femmes devraient éviter de tomber enceintes pendant qu’elles les prennent et jusqu’à trois ans après avoir arrêté de les prendre. Les femmes qui allaitent ne devraient pas non plus prendre de rétinoïde oral.
 
Les personnes qui prennent des rétinoïdes oraux doivent subir des analyses sanguines périodiquement pour surveiller les taux de leur cholestérol et des triglycérides ainsi que leurs fonctions rénale et hépatique.
 

Les médicaments biologiques

Les modificateurs de la réponse biologique, communément appelés médicaments biologiques, constituent la plus récente classe de médicaments de l’arsenal thérapeutique contre le psoriasis. Ils sont considérés comme étant très efficaces chez les personnes souffrant d’une forme modérée ou grave du psoriasis.
 
Jusqu’à maintenant, les médicaments biologiques ont principalement été utilisés par les personnes ne pouvant recevoir d’autres traitements ou souffrant d’une forme de psoriasis qui ne s’améliore pas avec d’autres types de traitements. Cependant, l’Alliance canadienne des patients en dermatologie (ACPD) milite(link to advocacy page) actuellement auprès des provinces pour qu’elles permettent aux dermatologues de décider si et quand un médicament biologique doit être privilégié comme première approche pour traiter un patient donné.
 
Les médicaments biologiques sont soit similaires aux protéines produites par le système immunitaire du corps humain soit identiques à celles-ci. Ces médicaments bloquent les interactions entre certaines cellules du système immunitaire pour empêcher celui-ci de provoquer l’inflammation de la peau. Toutefois, l’inhibition de l’activité du système immunitaire affaiblit la résistance aux infections. C’est pour cette raison que les personnes devant prendre des médicaments biologiques se font généralement vacciner contre la grippe, l’hépatite A et B, la pneumonie, le tétanos, la diphtérie et d’autres maladies infectieuses avant même de commencer leur traitement.
 
De plus, avant le début du traitement, les patients doivent généralement subir des analyses sanguines pour détecter la présence de tout problème au foie, d’une hépatite ou de la tuberculose. S’ils ont ou s’ils développent une infection grave, ils doivent interrompre la prise de médicaments biologiques jusqu’à ce que leur infection soit guérie.
 
Les personnes souffrant d’insuffisance cardiaque congestive, de sclérose en plaques ou de maladies similaires, ou dont un membre de la famille est atteint de sclérose en plaques, ne peuvent prendre de médicaments biologiques. De plus, ces médicaments devraient être utilisés avec circonspection dans le cas de personnes ayant des antécédents personnels ou familiaux de cancer.
 
La plupart des médicaments biologiques, y compris l’adalimumab, l’aléfacept, l’étanercept et l’ustekinumab, sont administrés par des injections sous-cutanées (sous la peau) par un membre du personnel infirmier ou par le patient lui-même après qu’il a reçu une formation appropriée. Les effets secondaires fréquents comprennent des réactions cutanées légères au lieu d’injection, de la nausée, une infection des voies respiratoires supérieures, des éruptions cutanées et des maux de tête.
 
On administre l’infliximab, un autre médicament biologique, par perfusion intraveineuse (goutte-à-goutte) sous surveillance médicale, dans une clinique ou dans le service de rhumatologie d’un hôpital. Après la première perfusion d’infliximab, les perfusions subséquentes sont administrées deux semaines puis six semaines plus tard, ensuite toutes les huit semaines. Chacune d’elle dure environ deux heures et est suivie d’une période d’observation d’une heure ou plus. Les effets secondaires fréquents du médicament comprennent la fièvre, des éruptions cutanées, des maux de tête et des douleurs musculaires ou articulaires.
 
Au Canada, on utilise cinq modificateurs de la réponse biologique (médicaments biologiques) pour traiter le psoriasis modéré ou grave. Généralement, on classe ces médicaments en trois groupes selon leur mode de fonctionnement :
  • inhibiteurs du TNF;
  • inhibiteurs de l’interleukine;
  • inhibiteurs des lymphocytes T.
 
Les inhibiteurs du TNF
Certains médicaments biologiques, comme l’adalimumab, l’étanercept et l’infliximab, bloquent l’action des messagers du facteur de nécrose des tumeurs (ou TNF, qui est l’abréviation de tumor necrosis factor) produits par le système immunitaire. Chez certaines personnes atteintes du psoriasis, on observe un taux trop élevé de messagers TNF dans leur corps, et cette surabondance peut provoquer l’inflammation de la peau.
 
Les inhibiteurs du TNF peuvent réduire et normaliser le nombre de messagers TNF dans le corps. 
 
Les inhibiteurs du TNF, qui influent sur le système immunitaire, peuvent modifier la capacité de résister aux infections. Assurez-vous de mentionner à votre médecin tout signe d’infection ou vos antécédents de tuberculose ou d’hépatite B. Parlez-lui aussi des infections qui reviennent sans cesse ou de toute autre maladie dont vous souffrez, comme le diabète, qui peut accroître vos risques d’infection. Si vous êtes enceinte ou si vous allaitez, vous devriez parler avec votre médecin pour savoir s’il est préférable d’interrompre temporairement votre médication.
 
Voici les effets secondaires fréquents de ces médicaments :
  • Adalimumab : douleur, inflammation, saignement ou enflure au lieu d’injection; les autres effets secondaires comprennent l’infection des voies respiratoires supérieures, des maux de tête, des éruptions cutanées, la nausée, des douleurs abdominales et l’infection des voies urinaires.
  • Étanercept : une légère réaction comprenant de la douleur, de l’inflammation, des saignements ou de l’enflure au lieu d’injection, des infections, notamment au niveau des voies respiratoires supérieures.
  • Infliximab : des infections, de la fatigue, des douleurs articulaires, abdominales ou dorsales; après la perfusion, les autres effets secondaires peuvent comprendre de l’essoufflement, de l’urticaire ou des maux de tête.
 
Les inhibiteurs du TNF sont largement utilisés pour soigner d’autres affections, telles que la polyarthrite rhumatoïde et la polyarthrite psoriasique. Ils ont ainsi des antécédents pharmaceutiques démontrés depuis longtemps ainsi qu’un profil d’effets secondaires prévisibles.
 
Les inhibiteurs de l’interleukine
Les inhibiteurs de l’interleukine, comme l’ustekinumab, peuvent bloquer l’activité de certaines protéines sécrétées par le corps — appelées interleukines — qui amènent le système immunitaire à attaquer la peau et les ongles.
 
Les médicaments comme l’ustekinumab peuvent influer sur votre capacité à résister aux infections. Mentionnez à votre médecin tout signe d’infection, comme de la fièvre, de la fatigue, une toux ou des symptômes pseudo-grippaux, et toutes coupures ouvertes ou plaies. Vous devriez également subir un test de dépistage de tuberculose avant de commencer à prendre ce médicament. Si vous devez recevoir un vaccin vivant, ou si vous êtes enceinte ou allaitez, parlez-en à votre médecin pour savoir si vous devriez interrompre temporairement la prise de l’ustekinumab.
 
Parmi les effets secondaires fréquents, on trouve des infections des voies respiratoires supérieures, telles que l’infection des sinus et la pharyngite.
 
Les inhibiteurs des lymphocytes T
Chez les personnes atteintes de psoriasis, les lymphocytes T du système immunitaire sont hyperactifs. Ils accélèrent la croissance des cellules cutanées, qui se multiplient ainsi de 7 à 12 fois plus rapidement que la normale. Cette croissance effrénée des cellules cutanées entraîne la formation de plaques. Les inhibiteurs des lymphocytes T tels que l’aléfacept et l’éfalizumab :
  • empêchent les lymphocytes T du système immunitaire de devenir hyperactifs;
  • réduisent le nombre de lymphocytes T hyperactifs déjà présents dans le corps.
 
Avant de vous administrer votre première dose d’inhibiteurs de lymphocytes T ainsi que les doses subséquentes toutes les deux semaines dans le cadre de votre traitement, votre médecin devrait faire vérifier le taux de certaines cellules immunitaires (lymphocytes T CD4) dans votre sang. En fonction des résultats de l’analyse, votre médecin décidera si vous devez reporter l’injection ou cesser le traitement.
 
Les effets secondaires fréquents comprennent une légère réaction se manifestant par une douleur, une inflammation, un saignement ou une enflure au lieu d’injection, de même que des symptômes pseudo-grippaux.
 

La photothérapie

La photothérapie est une forme de traitement utilisant les rayons ultraviolets (UV). Il existe plusieurs types de photothérapie pour traiter le psoriasis, notamment l’exposition à la lumière naturelle du soleil.
 
Pendant la photothérapie, on expose la peau atteinte de psoriasis aux rayons ultraviolets sous surveillance médicale. Les traitements sont administrés dans le cabinet du médecin, dans une clinique de photothérapie ou même à la maison. Les deux types de rayons les plus utilisés pour soigner le psoriasis, modéré ou grave, qui présente des plaques minces couvrant plus de 3 % de la peau sont :
  • les UVB (rayons UV ayant une énergie supérieure);
  • les UVA (rayons UV de moindre énergie), toujours utilisés en association avec le médicament psoralène dans le cadre d’un traitement appelé puvathérapie.
 
Les rayons UVA et UVB sont présents dans la lumière naturelle produite par le soleil. Ainsi, exposer votre peau à la lumière du soleil peut être bénéfique pour votre psoriasis. Commencez par exposer votre psoriasis aux rayons solaires à l’heure du midi pendant 5 à 10 minutes chaque jour, puis augmentez ce temps d’exposition par tranche de 30 secondes si votre peau réagit bien. Il se peut que vous deviez attendre plusieurs semaines avant de voir des résultats. Ne surexposez pas votre peau au soleil pour éviter les coups de soleil. Certains médicaments topiques, comme le tazarotène et le tacrolimus, et d’autres types de photothérapie peuvent accroître les risques de coups de soleil, de cancer de la peau et de vieillissement prématuré. Vous pouvez protéger votre peau exempte de psoriasis avec des écrans solaires et vous devriez porter des lunettes de soleil pour ne pas surexposer vos yeux aux rayons du soleil.
 
Voici des conseils pour la peau sans psoriasis exposée au soleil :
  • appliquez un écran solaire contre les UVA et les UVB à large spectre avec un FPS d’au moins 15;
  • appliquez un écran solaire chaque jour si vous passez plus de 20 minutes au soleil;
  • appliquez un écran solaire de 15 à 30 minutes avant de vous exposer au soleil;
  • appliquez de nouveau un écran solaire toutes les deux heures et après avoir fait du sport ou vous être baigné.
 

La photothérapie aux UVB

La photothérapie aux UVB est sûre et efficace, mais elle exige un engagement considérable en temps. Lorsque les rayons UVB pénètrent dans la peau, ils ralentissent la croissance rapide des cellules de la peau qui caractérise le psoriasis. Pendant le traitement, la peau est exposée à une source de rayons UVB pendant un intervalle de temps déterminé, et ce, pendant plusieurs semaines. Les rayons UVB à spectre étroit sont plus efficaces que les UVB à large spectre, car ils éclaircissent la peau plus rapidement et ils espacent davantage les poussées les unes des autres. Généralement, de 20 à 25 traitements, à raison de deux ou trois par semaine, sont nécessaires.
 
La photothérapie aux UVB est souvent associée à un médicament topique pour obtenir de meilleurs résultats. Le régime de Groeckerman (rayons UVB combinés à l’application topique d’une préparation au goudron) et le régime Ingram (rayons UVB combinés à l’anthraline) sont deux exemples de cette association.
 
Une fois que le psoriasis a disparu, le traitement est arrêté et on ne le recommence que lorsque des plaques réapparaissent. Toutefois, continuer les traitements de photothérapie aux UVB, à raison de huit séances par mois, peut prolonger les intervalles entre les poussées.
 
Certains médicaments et suppléments à base d’herbes médicinales peuvent accroître votre sensibilité à la lumière. Il est donc important de mentionner à votre médecin tout médicament en vente libre et d’ordonnance que vous prenez.
 
La surexposition de la peau au soleil peut causer des coups de soleil. On sait notamment que les rayons UVB causent le cancer de la peau. Vous devriez donc faire examiner votre peau par un dermatologue de temps à autre pour détecter tout signe précurseur de cancer. Rappelez-vous que les écrans solaires peuvent protéger la peau sans psoriasis contre la surexposition aux UVB.
 

La puvathérapie (Psoralène + UVA)

Le psoralène est un médicament augmentant la photosensibilisation et, du coup, les effets thérapeutiques des rayons ultraviolets A (UVA) sur le psoriasis, d’où le mot puvathérapie, formé à partir des abréviations P (psoralène) et UVA (rayons ultraviolets A). À l’instar de la photothérapie aux UVB, la puvathérapie ralentit la croissance rapide des cellules de la peau qui cause le psoriasis. Elle peut faire disparaître les plaques chez 85 % des personnes souffrant d’une forme modérée ou grave de psoriasis, et les intervalles sans psoriasis peuvent également durer quelques mois, voire plus qu’une année. La puvathérapie est un peu plus efficace que la photothérapie aux UVB, mais elle comporte plus de risques et d’effets secondaires, ce qui explique le fait qu’on n’y ait pas recours aussi souvent qu’à la photothérapie aux UVB.
 
Le psoralène peut être administré par voie orale ou appliqué sur la peau. Lorsque le taux de psoralène dans la peau est élevé, on peut exposer le psoriasis aux rayons UVA artificiels sous surveillance médicale.
 
En moyenne, 25 séances de puvathérapie sont nécessaires pour faire disparaître le psoriasis, et davantage dans le cas de psoriasis grave. Un ou deux traitements de suivi par mois peuvent aider à prévenir les poussées.
 
Le psoralène administré par voie orale peut causer de la nausée, des vomissements, des maux de tête et une sensibilité aux rayons UV. L’application du psoralène topique permet des concentrations plus élevées du médicament sur les plaques difficiles à traiter.
 
Certains risques à long terme sont associés à la puvathérapie, en particulier le cancer de la peau, le développement de taches de rousseur et le vieillissement prématuré de la peau. Comme le psoralène demeure dans l’œil jusqu’à 24 heures après que le comprimé a été avalé, on doit protéger — à l’intérieur comme à l’extérieur — ses yeux des rayons du soleil avec des lunettes de soleil bloquant les rayons UVA pour prévenir la formation de cataractes.
 

Autres traitements

D’autres types de traitement sont offerts pour soigner le psoriasis, y compris des médicaments autorisés pour d’autres affections, des traitements nouveaux ou émergents, la médecine douce et des traitements complémentaires.
 

Les médicaments autorisés pour d’autres affections

Pour soigner le psoriasis, on a essayé, avec plus ou moins de succès, des médicaments dont l’utilisation a été autorisée pour traiter d’autres affections ou maladies, notamment des inhibiteurs de la calcineurine (p. ex. : le tacrolimus et le pimécrolimus) et d’autres immunosuppresseurs (p. ex. : l’hydroxyurée, l’azathioprine, le daclizumab et le paclitaxel).
 

Les traitements nouveaux ou émergents

De nombreux traitements pour soigner le psoriasis ont été mis au point récemment et augmentent sans cesse le nombre d’options offertes aux patients. Les nouveaux médicaments et les nouvelles approches préconisées pour le traitement du psoriasis continueront d’évoluer au cours des années à venir. La recherche permettra d’optimiser les associations de traitements pour les cas où une seule forme de traitement ne semble pas fonctionner. Étant donné les progrès constants des connaissances en génétique, la personnalisation des traitements pourrait devenir de plus en plus courante. Discutez avec votre médecin des différentes possibilités de traitement.
 
[sidebar - not part of RSS feed - link also to patientsatheart.com] Participation aux essais cliniques En participant à un essai clinique, vous pourriez avoir accès à un médicament dont l’utilisation générale n’est pas encore autorisée au Canada. Vous devez prendre cette décision sérieusement, car les médicaments dont l’utilisation n’est pas encore autorisée peuvent présenter des risques. Il y a également une possibilité que vous receviez un placébo (un comprimé ou une crème inactive) plutôt que le médicament actif. Consultez la section Essais cliniques[hyperlink] et le site www.clinicaltrials.gov pour en savoir plus sur les essais cliniques en cours. [end sidebar]
 

La médecine douce et les traitements complémentaires

Jusqu’à 36 % des adultes vivant aux États-Unis ont recours à une forme ou à une autre de traitement complémentaire ou de médecine douce pour soigner leurs problèmes médicaux. Informez-vous auprès de votre médecin des traitements complémentaires qui pourraient vous convenir. Voici un bon aperçu des plus courants d’entre eux.
 
Une alimentation saine
De nombreuses études scientifiques ont démontré qu’une alimentation équilibrée et faible en gras peut améliorer votre santé et prévenir nombre de maladies graves. Certains médecins signalent qu’une perte de poids permet d’améliorer le psoriasis de leurs patients, alors que le gain de poids déclenche des poussées.
 
De leur côté, des personnes atteintes de psoriasis ont remarqué que certains aliments déclenchent des poussées. En éliminant ces aliments de leur alimentation, elles arrivent à mieux maîtriser leur maladie. Notez toutefois que consommer moins de ces aliments ne vous aidera pas nécessairement à maîtriser votre psoriasis. Voici des aliments agissant comme facteurs déclencheurs :
  • • la caféine;
  • • les aliments contenant du gluten, par exemple la farine de blé;
  • • l’alcool;
  • • le sucre.
 
De saines habitudes alimentaires peuvent améliorer votre bien-être général. Des experts avancent que le psoriasis peut causer des carences nutritionnelles sur le plan des protéines et des folates (à cause des médicaments pris), de l’eau et des calories. En comblant ces carences, s’il y a lieu de le faire, vous pourriez améliorer votre santé globale.
 
L’acupuncture
Les civilisations orientales pratiquent cette forme de médecine holistique depuis plus de 2000 ans.L’acupuncteur insère de fines aiguilles à des endroits précis du corps pour équilibrer l’énergie vitale (le qi) et permettre à celle-ci de circuler naturellement dans le corps. La plupart des personnes traitées affirment que la procédure est relaxante et qu’elle ne cause qu’un léger inconfort. Le nombre de traitements requis et leur durée varient d’un patient à l’autre, mais il est fréquent que plusieurs traitements par semaine sur une période de plusieurs semaines ou mois soient nécessaires.
 
Aucune preuve scientifique ne permet de recommander l’acupuncture pour traiter le psoriasis, car son efficacité n’a pas été démontrée par des études cliniques. Les personnes atteintes de psoriasis font état de résultats mitigés; certaines disent que l’acupuncture leur fait du bien, d’autres ne signalent aucun bénéfice.
 
Si vous décidez d’essayer cette forme de traitement, assurez-vous de bien choisir votre acupuncteur. Optez pour un acupuncteur formé et agréé par l’Institut de la Fondation d’Acupuncture du Canada. Vérifiez qu’il utilise uniquement des aiguilles stériles et à usage unique pour éviter les risques de transmission de maladies infectieuses, telles que l’hépatite et le VIH/sida.
 
Les suppléments à base d’herbes médicinales
Tous les suppléments à base d’herbes médicinales peuvent modifier l’action des médicaments. Avant de commencer à en prendre, parlez-en à votre médecin et ne dépassez pas les doses recommandées sur l’étiquette du produit
 
Aucun supplément à base d’herbes médicinales ne peut guérir le psoriasis. Cependant, des preuves scientifiques formelles préconisent l’utilisation de certains suppléments plutôt que d’autres.
 
• Chardon-Marie
Le chardon-Marie peut interagir avec l’activation des lymphocytes T du système immunitaire. On pense que les lymphocytes T hyperactifs sont en cause dans le psoriasis. Aucune étude n’a démontré son efficacité chez les personnes atteintes de psoriasis, on ne peut donc pas affirmer que ce supplément soit efficace ni savoir combien il faut en consommer. Les personnes qui prennent des antipsychotiques ou des hormones mâles ne devraient pas prendre de chardon-Marie. Ce supplément peut avoir des effets secondaires et interagir avec certains médicaments. Avant de commencer à en prendre, parlez-en à votre médecin.
 
• Huile d’onagre
Deux études menées auprès de patients atteints d’arthrite psoriasique ont démontré que des suppléments oraux et topiques contenant de l’huile d’onagre n’ont aucun effet bénéfique pour le psoriasis. Ce supplément peut toutefois avoir des effets secondaires et interagir avec certains médicaments. Les femmes enceintes ne devraient pas utiliser l’huile d’onagre.
 
• Huile de Mélaleuca à feuilles alternes
D’abord utilisée pour la chirurgie et la dentisterie dans les années 1920, l’huile de Mélaleuca provient de l’arbre australien du même nom (Melaleuca alternifolia). En raison de ses propriétés antibactériennes et antiseptiques, on l’utilisait traditionnellement pour soigner les rhumes, les maux de tête et de dents, les muscles endoloris et les affections cutanées. On applique l’huile sur la peau seulement; elle est toxique lorsqu’elle est ingérée. Aucune étude n’a encore démontré son efficacité, son innocuité ni la dose à utiliser pour en retirer des bénéfices. Parmi la variété de produits vendus en pharmacie et d’autres commerces, on trouve des lotions, des crèmes, des savons et des shampooings. La concentration d’huile de Mélaleuca varie d’un produit à l’autre, et certains d’entre eux peuvent irriter la peau. Certaines personnes développent une dermatite de contact lorsqu’elles utilisent de l’huile de Mélaleuca.
 
• Vitamines
La prise de la dose quotidienne recommandée des vitamines et des suppléments n’a pas amélioré l’état du psoriasis, selon des études scientifiques. Avant d’augmenter le dosage des vitamines que vous prenez — une pratique dangereuse qui peut nuire à votre santé —, parlez-en à un diététiste ou à un nutritionniste agréés, ou encore à votre médecin.
 
• Huile d’origan
L’huile d’origan a des vertus antibactériennes et antifongiques qui pourraient vous aider à soigner des infections communément liées au psoriasis. Elle peut être prise oralement ou de façon topique. L’huile d’origan peut causer une allergie de contact lorsqu’elle est appliquée sur la peau.